Page:Carmontelle - Proverbes dramatiques, Tome 4.djvu/159

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bien s’intéresser à moi, & qui ont cru que vous voudriez bien me protéger.


M. DEGRANTIER.

Je vous protégerai aussi ; mais c’est pour vous conserver ce que vous avez : & je vous défends de jamais penser à autre chose.


M. DEMÉRIN.

Monsieur, je n’ai pas cru…


M. DEGRANTIER.

Il n’est pas question de cela, Monsieur, je vous le dis très-sérieusement.


M. DEMÉRIN.

Cela suffit, Monsieur.


M. DEGRANTIER.

Pensez-y, & qu’il ne me vienne plus de recommandation à votre sujet : allons, voilà qui est fini.


M. DEMÉRIN.

Monsieur, comme vous voudrez. (Il sort.)


M. DEGRANTIER.

Ces Messieurs-là ne sont jamais contens : avec douze cens francs ; il me semble qu’il y a, pourtant, bien dequoi vivre !