Page:Carmontelle - Proverbes dramatiques, Tome 4.djvu/261

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M. DE S. BRICE.

Tout ce qu’on peut aimer ; & je parie que sa langueur ne vient que de ce que son pere ne veut pas consentir à notre mariage.


M. DU PARC.

Quoi ! le bonhomme des Foins, est donc un peu entêté ?


M. DE S. BRICE.

Que trop. Il n’y a que dans le cas où j’aurois la survivance de mon pere, qu’il le voudroit bien.


M. DU PARC.

Je le crois.


M. DE S. BRICE.

Mon pere à écrit à son ancien Colonel, qui l’aimoit beaucoup, il venoit de mourir. Il a encore écrit, pour cette survivance, à bien des Officiers généraux de sa connoissance, sous lesquels il avoir servi, quelques-uns ne lui ont pas répondu & les autres lui ont mandé qu’on n’accordoit plus de survivances ; & comme il y a un de ses camarades qui en a obtenu une pour son fils, j’ai pris le parti de venir ici ; ce n’a pas été sans être désespéré de me séparer de Mademoiselle Adélaïde.