Page:Carmontelle - Proverbes dramatiques, Tome 4.djvu/45

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Mad. DE L’AIGUILLE, en colere.

Je te dis que je le veux, je suis ta mere, en un mot comme en cent.


Mlle JANNETON, pleurant.

Mais c’est que, moi, je ne sais si vous voudriez…


Mad. DE L’AIGUILLE.

Quoi ? ne pleure plus, tais toi & parle.


Mlle JANNETON, se mouche.

Vous savez bien, ma chere mere, ce Bal où j’ai été, dans la rue de la Mortellerie, avec ma cousine.


Mad. DE L’AIGUILLE.

Oui, que tu m’as fait relever, après t’avoir attendue toute la nuit, pour t’ouvrir la porte, ah ! ne me parle pas de cela. Eh bien ! qu’est-ce que tu veux dire ?


Mlle JANNETON.

C’est qu’il y avait un ami de ma cousine, avec qui j’ai beaucoup dansé, je ne vois, après Monsieur Discret, que lui…


Mad. DE L’AIGUILLE.

Quoi ! tu m’en parles encore ?


Mlle JANNETON.

Ce n’est que pour vous dire, qu’après lui,