Page:Carmontelle - Proverbes dramatiques, Tome 4.djvu/50

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M. DUBOIS, fils.

Oui, Madame, & c’est M. l’Argentier, qui nous aime beaucoup, qui m’a fait avoir la place que j’ai.


Mad. DE L’AIGUILLE.

Mais, vraiment, c’est cela tout juste ; Monsieur votre pere est de nos plus anciens amis. Et tenez, comme il le disoit tantôt, il n’y a que cela ; car, à présent, on ne sait sur qui compter.


M. DUBOIS, fils.

C’est que l’on ne connoît pas tout le monde ; mais je sais un quelqu’un qui seroit bienheureux, si vous & Mademoiselle Janneton… &, elle sait bien ce que je veux dire.


Mad. DE L’AIGUILLE.

Écoutez donc, il n’y a qu’un mot qui serve, comme dit l’autre, & puisque nous avons renouvellé connaissance avec Monsieur votre père… Je suis bien fâchée qu’il n’ait pas voulu manger la soupe avec nous ; cela seroit, peut-être, fini à présent.


M. DUBOIS, fils.

Comment ! quoi, Madame ! qu’est-ce que vous voulez donc dire ? Serois-je assez heu-