Page:Carnet de guerre d'Emile Chollet.pdf/24

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pas trop mal.

Le soleil ne se montre pas. —

À partir de 10 enfin, il y a un service de propreté.

Rien de nouveau, nous partons demain matin à 7h. Il est 13h30 — (censuré)

15 — Nous avons du feu sous le marabout, du bois et du charbon que nous a jeté le chauffeur du train qui vient de passer, j’espère que cette nuit nous la passerons mieux que la dernière ! —


15-16 février 1917. — D’abord aujourd’hui 16, je suis très heureux, j’ai des lettres. —

Hier 15 j’étais de jour avec mon escouade, qui bien tombé il, nous nous occupions des mulets, en donnant un coup de main aux mulitons pour bâter et charger. Nous mettions nos sacs sur les bêtes, ça tombait bien, car il y avait 25 km à faire, mais quand même il y a en quelques un mais : les côtes et il y en a en 25 km. Il n’y avait que 3 bêtes à la cuisine roulante qui pèse plus de 15 000 kgs. Le Capitaine n’a pas su prévoir qu’il fallait davantage de mulets il fallait que des hommes tirent à la corde pour monter la première côte au départ il a fallu 1h½. Il y avait 700 mètres environ !… Le train se composait de la « roulante », d’une voiture à deux roues et d’un char à bœufs. — Nous étions, enfin la 1ère côte, obligés de monter une voiture avec tous les chevaux et mulets et de revenir chercher l’autre, les bœufs ont monté seuls. Heureusement —

Nous sommes arrivés à la [illisible] à 3h½ au lieu de midi, pensez si les