Page:Carnet de guerre n° 3 d'Alexandre Poutrain.pdf/15

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compacte qui tient et tiendra jusqu’à ce que ça croule. (Nos deux champs à la voie des charrettes sont minés de cette façon.)

Les boyaux que suivaient les soldats pour accéder à la tranchées, sont également pourvus de chambres-abris, pour se garer en cas d’alertes.


Un soir, le commandant m’appelle au bureau : « M. le maire, vous allez me remettre une liste de trente hommes qui iront travailler quelques jours dans une autre commune. — M. le commandant voila trente hommes qui vont être arrachés à leur famille, et ne reviendront pas. — C’est l’ordre de M. le général en chef. — Je connais votre mensuétude pour les habitants. Permettez moi de vous dire que vous étes plus puissant que votre général en chef dans la Commune. Il suffirait que vous lui disiez qu’au mo-