Page:Cavalin - Considérations hygiéniques et médicales sur le transport par mer des animaux domestiques.djvu/41

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Asphyxie.


On donne ce nom à la mort réelle ou apparente occasionnée par la suspension de la respiration que produit le défaut d’air ou l’inspiration de gaz délétères. L’animal tombe comme frappé de la foudre, il présente de la stupeur, de l’engourdissement, des sueurs abondantes, l’immobilité des yeux, l’insensibilité du corps, les naseaux très ouverts, des battements désordonnés du flanc, l’intérieur de la bouche est bleuâtre. La mort ne tarde pas à mettre fin à cet état.

Quelquefois les symptômes marchent moins rapidement, les animaux s’agitent, se couvrent d’une sueur froide, la respiration est oppressée, on constate un mouvement anormal du flanc. Dans ce cas, il y a quelque chance de guérison.

On doit alors se hâter de rapprocher l’animal de la partie la plus aérée de l’entrepont ou même, s’il est possible, le hisser sur le pont ; on lui éponge les narines, la bouche, les yeux, avec de l’eau légèrement vinaigrée ; on place sur la nuque une éponge qu’on maintient constamment humectée d’eau froide, et l’on pratique des frictions très rudes sur les membres avec de l’essence de térébenthine.

Si l’animal revient, on lui donne la place la plus aérée, car il est reconnu que les animaux qui ont été atteints conservent une prédisposition particulière à la récidive.