Page:Cavalin - Considérations hygiéniques et médicales sur le transport par mer des animaux domestiques.djvu/43

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connu suspect, en faire le sacrifice et le jeter à la mer. Mieux vaut agir ainsi que de s’exposer à perdre toute une cargaison, car il est impossible à bord d’un navire de pratiquer l’isolement.

On aura ensuite le soin de laver la place qu’il occupait avec de l’eau chlorurée ou phéniquée ; on devra aussi examiner chaque jour très sérieusement les voisins de l’animal sacrifié, afin de voir s’il ne se déclare pas chez eux quelques symptômes de morve.


Farcin.


Cette maladie a d’étroites liaisons avec la morve, car, comme cette dernière, elle peut affecter le cheval, l’une et le mulet et se transmettre à l’homme. Cette maladie se caractérise par de petites tumeurs ou boutons gros comme des noisettes, des noix ou beaucoup plus considérables ; ils sont isolés ou reliés les uns aux autres et aux ganglions lymphatiques par des vaisseaux lymphatiques tuméfiés, qui forment sous la peau un relief uni ou noueux à sa surface, d’où l’apparence de cordes ou de chapelets. Ces abcès, d’abord durs et indolents, peuvent passer ensuite à l’état de ramollissement ; ils peuvent se montrer sur toutes les régions du corps.

Les cordes plus particulières à certaines régions, comme les joues, la gouttière de la jugulaire, la face interne des membres, le trajet de la veine de l’éperon, forment des sortes de cylindres ou de chapelets plus ou moins gros, durs, résistants, à peu près indolents. Si, à cette période de la maladie, elle n’est pas reconnue et