Page:Cazaux - Accidents consécutifs aux opérations.djvu/40

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rement, on se borne à des pansements simples avec des étoupes sèches. Si l’inflammation locale est vive, on la modère par des applications émollientes ; si, au contraire, les tissus qui entourent l’eschare sont pâles, livides, œdémateux, donnent une suppuration fétide, on a recours aux digestifs animés, au camphre, aux poudres aromatiques, aux lotions de chlorure de soude ou de chaux, tout en soutenant les forces générales par des breuvages toniques, amers, par un bon régime, utile surtout lorsque le malade a été affaibli par une suppuration abondante. On doit, à chaque pansement, enlever les eschares en exerçant de légères tractions et faire la résection des parties détachées. Il est des cas cependant où l’on doit retarder la chute des eschares, c’est lorsqu’on a à craindre des hémorragies. L’amputation est quelquefois indiquée lorsque la guérison est douteuse.


TÉTANOS TRAUMATIQUE


Le tétanos est une maladie caractérisée par la contraction douloureuse, permanente, avec des redoublements convulsifs, des muscles soumis à l’empire de la volonté. Il peut naître spontanément ou se présenter comme accident des plaies. Il attaque une partie ou la presque totalité des muscles volontaires, et on le désigne sous le nom de trismus, quand il est borné aux muscles élévateurs de la mâchoire inférieure.

Il est certaines contrées du globe où la maladie