Page:Cazenave - De l'hydrothérapie en vétérinaire.djvu/14

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la médecine des animaux a toujours suivi de près ou de loin celle de l’homme, il est naturel d’admettre que les vétérinaires et les empiriques de toutes les époques ont eu recours à l’eau pour soulager les maux de leurs compagnons de travail. C’est donc à tort que beaucoup de gens ont regardé Priessnitz comme le fondateur de l’hydriatrie vétérinaire.

De longues années s’écoulent après Solleysel, sans que dans notre médecine on fasse mention de l’emploi de l’eau. Il faut arriver à MM. Gourdon et Durieussart qui appelèrent l’attention des praticiens sur ce sujet et prouvèrent, par des faits, tout le parti que l’on pouvait tirer de l’emploi de l’eau froide dans les lésions externes et notamment dans celles du pied.

M. Delafond, dans sa thérapeutique, et M. Tabourin, dans sa pharmacologie, se bornent, à ce sujet, à quelques observations trop succintes.

M. Ch. Bernard, ex-professeur à l’école de Saumur, un des plus fervents adeptes de l’hydrothérapie, MM. Kopp et Chambert vétérinaire à Montpellier, ont publié, à peu près à la même époque (1860), un certain nombre de faits prouvant toute l’efficacité de l’emploi de l’eau dans les plaies contuses et les contusions avec broiement du tissu.

Dans le Dictionnaire de médecine et de chirurgie vétérinaires, par MM. Bouley et Reynal on en trouve une observation très intéressante.

M. Bourrel publia en 1856 et 1857, dans le Journal des vétérinaires du Midi, deux articles relatifs à l’emploi de la glace.