Page:Châtillon - Promenade à l’île Saint-Ouen-Saint-Denis, 1857.djvu/6

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III


À la Maison Blanche on s’arrête.
En descendant de la banquette
À gauche on traverse Saint-Ouen ;
On suit un parc qui s’étend loin
Et jusque vers l’eau se projette.

Lors, c’est un beau spectacle a voir ;
Cette île, ainsi qu’en un miroir,
Dans la Seine au loin se reflète,
Et, comme fait une coquette,
Se mire du matin au soir.

Tout scintille sous la lumière,
Tout retentit sur la rivière,
Tout est musique avec l’écho ;
Le bruit de la rame sur l’eau,
Le battoir de la lavandière.

Malgré l’éclat du pont nouveau,
Je préfère l’ancien bateau
Là, chaque coup de rame berce,
Pendant le temps que l’on traverse
On laisse aller sa main dans l’eau.

Cette île semble un coin de terre
Pour l’amour et pour le mystère…
On doit visiter avec soin
Cette île Saint-Denis-Saint-Ouen !
C’est comme une île de Cythère