Page:Châtillon - Promenade à l’île Saint-Ouen-Saint-Denis, 1857.djvu/5

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Peut être est-ce loi de terroir.
— En attendant de le savoir
Je prends mes aises, je m’installe ;
Me trouvant, sur impériale,
Mieux dessus que dedans pour voir.


II


Je suis très riche à cette place :
Voir c’est avoir ! — Je vois l’espace
EL les bleuâtres horizons ;
Les champs, les hommes, les maisons,
Le chien qui court, l’oiseau qui passe.

Tout m’aide à faire mes chansons
Les bruits, les cris, les voix, les sons ;
J’écoute tout de ma banquette.
Je compose une chansonnette…
Aboyez, chiens, chantez, pinsons.

Le vent aussi chante en la plaine,
De Montmartre à l’île lointaine
À l’île Saint-Denis-Saint-Ouen !
Je vais dans son herbe et son foin…
De chansons la verdure est pleine.

— Rivières, arbres, gazons verts,
Saules gris aux troncs entr’ouverts,
Aux branches traînant dans l’eau verte ;
La strophe est bientôt découverte
En la cherchant dans vos concerts !