Page:Chézy - Anthologie érotique d’Amarou.djvu/14

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


mètre très-facile, généralement consacré à ces sortes d’écrits, et le seul que mes connaissances, encore assez faibles dans la langue sanscrite, me permissent alors d’aborder.

Mais je ne tardai pas à être détrompé : toutefois, les difficultés que je rencontrai dans un mètre extrêmement varié et tout nouveau pour moi, celles de la matière si différente de ce que je me l’étais représentée d’abord, et qui changeait à chaque instant dans une suite de stances qui n’avaient pas la moindre liaison entre elles, l’état même du manuscrit qui est des plus mauvais ; toutes ces difficultés réunies excitèrent au plus haut point ma curiosité au lieu de la refroidir, et mes efforts ne furent pas tout-à-fait sans succès. Mais ce fut surtout lorsque l’édition de Calcutta vint à paraître, que je me félicitai de mon premier travail ; car, grâce à un texte généralement pur, et aux éclaircissemens donnés par le commentateur, je compris mon auteur en entier, sans presque aucune peine.

Mon premier soin fut aussitôt de comparer ce texte avec le manuscrit, et dans cette occasion j’acquis surtout la certitude que, quelque mauvais que paraisse être un manuscrit, il faut cependant bien se garder de le rejeter sans examen ; car, malgré la chétive apparence de celui que possède la Bibliothèque du Roi, il m’a ce-