Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/144

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DE CHAMFORT. 13J

homme qui, ayant vu ce contrat, se mit en tète de le faire revivre. Elle réclama en conséquence les quartiers échus depuis le dernier paiement, en lui faisant signifier, sur papier timbré, qu’elle l’aimait toujours.

— Un marchand d’estampes voulait ( le i5 juin ) vendre cher le portrait de madame La- motte (fouettée et marquée le ar), et donnait pour raison que l’estampe était avant la lettre.

— Massillon était fort galant. Il devint amou- reux de madame de Simiane, petite fille de ma- dame de Sévigné. Cette dame aimait beaucoup le style soigné, et ce fut pour lui plaire qu’il mit tant de soin à composer ses Sj/iocles, un de ses meilleurs ouvraçres. Il losfeait à l’Oratoire et devait être rentré à neuf heures; madame de Si- miane soupait à sept par complaisance pour lui. Ce fut à un de ces soupers téte-à-téte qu’il fit une chanson très-jolie, dont j’ai retenu la moitié d’un couplet»

Aimons-nous tendrement, Elvlre : Ceci n’est qu’une chanson Pour qui voudrait en médire; Mais, pour nous, c’est tout de bon.

— On demandait à madame de Rochefort, si elle aurait envie de connaître l’avenir: «Non, dit- elle, il ressemble trop au passé. »

— On pressait l’abbé Vatri de solliciter une place vacante au Collège royal. « Nous verrons