Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/160

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DE CIIA.MFOnT. 1 /jy

VOUS avez payé votre écot, à Colinn,c1it le soldat.» Le roi, qui avait été battu à Colinn, trouva ce- pendant le mot excellent.

— Christine, reine de Suède, avait appelé à sa cour le célèbre îsaudé, qui avait composé un livre très-savant siu’ les différentes danses grec- ques, et Meibomius, érudit allemand, a;itear du recueil et de la tratluction de sept auteurs grecs qui ont écrit sur la musique, lîourdelot, son. pre- mier médecin, espèce de favori et plaisant de pro- fession, donna à la reipe l’idée d’engager ces deux savans, l’un à chanter un air de musique ancienne, et l’autre à le danser. Elle y réussit; et cette farce couvrit de ridicule les âun. savar.s qui en avaient été les auteurs. Naudé prit la jiaisanlerie en pa- tience; mais le savant en us s’emporta et poussa la colère jusqu’à meurtrir de coups de poing le visage deBourdelot; et après cette équipée, il se sauva de la cour, et même quitta la Saèda.

— M. le chancelier d’Aguesseau ne dna ja- mais de privilège pour l’impression d’aucun ro- man nouveau, et n’accordait même de permis- sion tacite que sous des conditions expresses. Il ne donna à l’abbé Prévost la permission d’imprimer les premiers volumes de Clcveland, que sous la condition que Cléveland se ferait catholique au dernier volume.

— Le cardinal de la Roche-Aymon, malade de la maladie dont il mourut, se confessa de la façon de je ne sais quel prêtre, sur lequel on lui de-