Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/168

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DE CTIAMFORT. iS

trouvant parmi des gens riches qui se plaignaient du mallieur des temps, dit: « Qui est-ce qui est heureux dans ces temps-ci ?... quelques misé- rables. »

— Ce fut l’abbé S qui administra le viatique

à l’abbé Petiot, dans une maladie très-dangereuse, et il raconte qu’en voyant la manière très-pronon- cée dont celui-ci reçut ce que vous savez, il se dit à lui-même : « S’il en revient, ce sera mon ami. »

— Un poète consultait Chamfort sur un disti- tique : « Excellent, répondit-il, sauf les lon- gueurs. »

— Ru.lhière lui disait un jour: « Je n’ai jamais fait qu’uFie méchanceté dans ma vie. — Quand finira-t-elle ? demanda Chamfort. »

— M. de Vandreuil se plaignait à Chamfort de son peu de confiance en ses amis. « Yous n’êtes point riche, lui disait-il, et vous oubliez notre amitié. — Je vous promcts, répondit Chamfort, de vous emprunter vingt-cinq louis, quand vous aurez payé vos dettes. »

FI:Y des CARACTERES ET ANECDOTES.