Page:Chamfort - Œuvres complètes éd. Auguis t2.djvu/315

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blanc, pour arborer le signe de la capitulation ( i ) : mais toutes les deux partaient de la même cause. Launay supposait, comme les ministres, que quel- ques décliarges d’artillerie feraient trembler la capitale, et que l’approclie de l’armée établirait une communication facile entre la ville et la cita- delle.

On est étonné de ne lui voir jnuer presque au- cun rôle, dans la défense de sa place, pendant la journée du 1 4- H semblait que la terreur l’eut saisi et eût encliaîné tous ses sens. On le voit, dans la matinée, accueillir différentes députa- tions populaires, les assurer de ses bonnes inten- tions et donner même des otages au peuple pour sa âùreté. Bientôt après, on lui arrache l’ordre de faire tirer sur les Invalides par les Suisses, en cas que les premiers refusent d’obéir. Il paraît qu’il céda aux intigations d’un officier suisse, nommé Laflue, comme il avait cédé, en sens contraire, à M. de Losme-Solbrai, qui l’engagea à recevoir, dans l’intérieur du gouvernement, M. Thuriot de la Rosière (2), à qui cette faveur avait d’abord été refusée. Launay répond avec une douceur craintive au député qui lui parle d’un ton voisin de la menace ; et, quelque temps après, une mul- titude de citoyens sans armes, sans intentions

(i) On y suppléa par quelques mouchoirs blancs attachés en- semble.

(a) Député de son district.