Page:Chaptal - Chimie appliquée à l’agriculture, Tome 1.djvu/137

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
71
APPLIQUÉE À L’AGRICULTURE.

générales qui résultent de la réunion des qualités que chaque terre apporte dans la composition du sol ; mais indépendamment de l’action que ces principes exercent les uns sur les autres, celle des engrais, de l’air, de l’eau, des labours, produit des modifications qu’il est important de faire connaître.

Je vais donc examiner quelle est l’influence qu’exercent tous ces agens sur les divers terrains : je me livre à cette discussion avec d’autant plus de raison, que l’agriculteur pourra y trouver des principes de conduite, et l’explication de plusieurs phénomènes qu’il a observés jusqu’ici, mais dont il n’a pas pu peut-être se rendre raison.

Nous avons déjà vu que l’air fournissait à la plante deux de ses principes constituans, dont l’un (l’acide carbonique) contribuait à sa nutrition par le carbone qu’il y déposait, tandis que l’autre (l’oxigène) en soutirait une portion de carbone. Ce dernier devient encore le principal agent de la décomposition des engrais et des végétaux morts ; mais l’action de l’air ne se borne pas à ces fonctions, quelque importantes qu’elles soient.