Page:Chaptal - Chimie appliquée à l’agriculture, Tome 1.djvu/184

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
118
CHIMIE

a observé qu’en dirigeant ces émanations sous les racines d’un gazon de jardin, la végétation y a été très-supérieure à ce qu’elle était dans le voisinage.

Mais convient-il de laisser fermenter les fumiers ; ou doit-on les employer à mesure qu’ils se forment ? Cette question nous ramène à jeter un coup d’œil sur la nature des fumiers, ce n’est qu’après avoir établi leur différence qu’on pourra la résoudre.

Les principales parties des végétaux qu’on emploie comme engrais, contiennent du mucilage, de la gélatine, des huiles, du sucre, de l’amidon, de l’extractif, souvent de l’albumine, des acides, des sels, etc., avec abondance d’une matière fibreuse insoluble dans l’eau.

Les différentes substances que présentent les animaux, y compris leurs excrémens et toutes leurs excrétions, sont la gélatine, la fibrine, le mucus, la graisse, l’albumine, l’urée, les acides urique et phosphorique et des sels.

Parmi ces substances, qui constituent l’animal et le végétal, le plus grand nombre est soluble dans l’eau, et il est évident que, dans