Page:Chaptal - Chimie appliquée à l’agriculture, Tome 1.djvu/26

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
XVI
DISCOURS

fèrent dans chaque espèce et dans chacun de leurs organes : cette variété de produits a de quoi nous surprendre, sur-tout si l’on considère que leur forme et que leurs qualités se renouvellent constamment chaque année et à chaque génération.

Les lois organiques ont donc posé des bornes que la science n’a pas pu franchir encore. Cependant elle est parvenue à s’ouvrir quelques pages sublimes des œuvres de la nature vivante, et elle en a fait d’utiles et nombreuses applications.

La plante vivante, fixée par sa racine sur un sol immobile, n’a point la faculté de se mouvoir pour aller chercher au loin les substances dont elle se nourrit : elle prend toute sa subsistance dans la terre et dans l’air qui l’entourent ; elle travaille ses alimens dans ses organes ; elle les décompose et en com-