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CHIMIE

Mais comme le grain a pesé 66,5 grammes, il y a eu augmentation en poids, dans la masse totale, de 11,6 grammes.

On peut conclure de cette expérience que les sucs contenus dans les tiges et les racines, au moment de la floraison ont concouru et fourni à la formation de la graine dans la proportion de 55,9 sur 66,5, et que l’excédant du poids de la graine, qui est de 11,6, provient de ce que la plante a absorbé dans l’air ou puisé dans la terre pendant les deux mois de fructification.

Si le blé avait été fauché à l’époque de la floraison, on eût laissé comme engrais dans la terre le quart du poids total de la plante ; lorsqu’on l’a fauché après la maturité, il n’est resté que le septième ; mais ce dernier engrais n’est pas comparable au premier ; il ne contient presque que du carbone, tandis que le premier est riche en sucs et d’une décomposition plus facile.

Ainsi, les plantes qui grènent épuisent beaucoup plus le sol, parce qu’elles ne lui rendent presque rien par l’abandon de leurs racines sèches, tandis que celles qu’on coupe en herbe