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CHIMIE

M. Montgolfier, qui ont prouvé qu’au moyen d’une très-petite force on pouvait élever les liquides à des hauteurs presque indéfinies, pourvu que la pression de la colonne du liquide soit détruite par de nombreuses interceptions ou valvules.

La force d’ascension de la sève est d’autant plus considérable que la plante est plus saine et que la transpiration est plus abondante : une tige dépouillée de ses feuilles élève moins le mercure que celle qui en est garnie, et les arbres dont les feuilles sont douces, spongieuses et criblées de pores exhalans, telles que celles du cognassier, de l’aune du sicomore, du pêcher du cerisier, etc., l’élèvent à une plus grande hauteur que ceux dont les feuilles sont vernies ou sèches, comme celle des arbres verts. Tout cela résulte des belles expériences de Hales.

Toute l’eau qui est pompée par les différentes parties de la plante, sur-tout par les racines, est d’abord employée à délayer les sucs et à faciliter leur circulation ; il s’en décompose une partie, qui fournit l’hydrogène, si abondant dans les produits de la végéta-