Page:Chaptal - Chimie appliquée à l’agriculture, Tome 1.djvu/307

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
241
APPLIQUÉE À L’AGRICULTURE.

ne pourrait pas le pénétrer pour déposer sur elles son humidité bienfaisante.

Il est des sols qu’on peut labourer en tout temps, tels que les calcaires, les sablonneux et les siliceux ; et il en est d’autres qui ne sont accessibles à la charrue qu’à certaines époques, que l’agriculteur doit saisir avec empressement : les sols argileux sont de ce genre ; la pluie les ramollit au point que la charrue tracerait dans la boue, si on l’employait immédiatement après ; la sécheresse de quelques jours les durcit à tel point, qu’ils deviennent impénétrables au soc ; c’est dans ces intervalles qu’il faut saisir le moment le plus favorable aux labours.

Les labours donnés le plus à propos ne suffisent pas toujours pour amender ou préparer convenablement les terres destinées aux cultures ; les unes ne sont pas suffisamment divisées, émiettées ; les autres ne sont pas assez tassées : c’est par la herse et le rouleau qu’on termine l’opération du labourage.

En promenant la herse dans toutes les directions sur un champ fraîchement labouré, on brise les mottes que la charrue avait sou-