Page:Chaptal - Chimie appliquée à l’agriculture, Tome 1.djvu/340

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
274
CHIMIE

tiges, qu’on coupe pour les faire servir à des usages particuliers, ni par les racines, qui seules restent dans la terre, mais qui sont desséchées et épuisées par la fructification.

Les plantes, au contraire, qui sont pourvues d’un grand système de feuilles grasses, larges, spongieuses, toujours vertes, soutirent de l’atmosphère l’acide carbonique et l’oxigène, et pompent de la terre les autres substances dont elles se nourrissent. Si on les coupe en vert, la déperdition des sucs contenus dans le sol est moins sensible, parce qu’ils lui sont restitués en partie par les racines. Presque toutes les plantes qu’on cultive comme fourrage sont de ce genre.

Il y a des plantes qui, quoique généralement destinées à produire de la graine, épuisent moins le sol que les céréales, c’est la nombreuse famille des légumineuses : celles-ci tiennent le milieu entre celles des deux classes dont je viens de parler. Leurs racines pivotantes ameublissent le sol ; leurs feuilles larges et leurs tiges épaisses, lâches, spongieuses, absorbent aisément l’air et l’eau. Ces parties conservent long-temps les sucs