Page:Chaptal - Chimie appliquée à l’agriculture, Tome 1.djvu/65

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LV
PRÉLIMINAIRE.

première, c’est que la plupart des phénomènes que nous offre l’agriculture sont des effets des lois vitales qui régissent les fonctions du végétal, et ces lois nous sont encore inconnues, tandis que dans les arts qui s’exercent sur la matière brute et inanimée, tout se règle, tout se produit par l’action seule des lois physiques ou de simple affinité que nous connaissons ; la seconde, c’est que pour appliquer utilement les connaissances physiques à l’agriculture, il faut l’avoir profondément étudiée, non-seulement dans les cabinets, mais encore dans les champs.

Quoique propriétaire de grands domaines dont j’ai long-temps dirigé l’exploitation, je sens que les faits que j’ai pu recueillir sur divers objets sont encore insuffisans pour former des principes incontestables, et je me borne,