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APPLIQUÉE À L’AGRICULTURE.

l’atmosphère, et dont je viens de parler, le fluide aqueux est celui qui y paraît le moins adhérent, ou le moins lié aux autres ; le seul changement de température en fait varier les proportions à l’infini ; tandis que l’azote, l’oxigène et l’acide carbonique s’y maintiennent toujours à-peu-près dans les mêmes rapports, et aucun moyen de pression ni de variation de température ne peut les désunir ou les extraire séparément.

Le fluide aqueux ne s’élève pas à une grande hauteur dans l’atmosphère ; car, au rapport des physiciens qui sont parvenus, à l’aide des aérostats, à des régions très-hautes, l’air y est très-sec, et pompe avec une telle avidité l’humidité des planches des nacelles, qu’elles se dessèchent et se fendillent comme si on les avait exposées à une forte chaleur ; ce qui provient de l’effet combiné de la diminution de pesanteur de l’air et de sa sécheresse.

La manière dont les élémens atmosphériques sont liés entre eux est toute particulière : assez unis pour ne pas se placer en raison de la différence de leurs pesanteurs spécifiques, et pour ne pas se séparer par la pression ou