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CHIMIE


SECTION VII.


Considérations générales.


Une expérience de douze années nous a acquis la preuve,

1°. Que le sucre extrait de la betterave ne différait en rien du sucre de canne, ni par la couleur, ni par la saveur, ni par le poids, ni par la cristallisation ;

2°. Que la fabrication du sucre de betterave pouvait concourir avantageusement avec celle du sucre de canne lorsque le prix de ce dernier est dans le commerce à un franc vingt centimes le demi-kilogramme[1].

  1. On objectera qu’on a versé dans le commerce du sucre de betterave de mauvaise qualité, je ne disconviens pas du fait ; mais cela prouve seulement qu’il était mal fabriqué. Depuis dix ans, le sucre qui sort de ma fabrique est livré à la consommation au même prix que celui de canne raffiné au même degré, et on n’a jamais reconnu la plus légère différence entre eux.

    On dira que la plupart des établissemens qui se sont formés ont été forcés d’abandonner la fabrication, après avoir éprouvé des pertes, c’est encore un fait que je ne puis pas contester ; mais je ferai observer que ce nou-