Page:Chaptal - Discours prononcé à la séance publique de l’École de Santé de Montpellier.djvu/4

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sième classe à la première ; seize de la seconde ont passé à la première, et soixante-trois ont monté de la troisième à la seconde.

Neuf Élèves de la troisième classe n’ayant donné aucune preuve d’instruction ni d’application, l’École a cru devoir s’en rapporter à la sagesse du Ministre de l’Intérieur pour savoir s’ils doivent être conservés dans leurs places, en les maintenant dans la troisième classe, ou s’il convient de les faire remplacer par des sujets plus instruits ou mieux disposés.

Il s’est aussi trouvé neuf Élèves qui n’avoient pas encore pu se présenter à l’examen, pour des raisons que l’École a jugées légitimes ; parmi lesquels on a distingué le citoyen Guerin, qui s’étoit rendu à Avignon pour le concours de la place de Professeur d’histoire naturelle dans l’École centrale du département de Vaucluse, à laquelle il a été nommé à l’unanimité des suffrages.

Quant aux sept Élèves restans, les uns ayant abandonné leur poste sans en avoir obtenu la permission ; les autres, quoiqu’absens par congé, ne s’étant pas rendus à l’époque qui leur avoit été assignée, n’ayant pas même répondu à l’invitation qui leur a été faite au nom de l’École, par le citoyen René, Directeur, de venir reprendre leur poste ; l’École a jugé devoir les dénoncer au Ministre de l’Intérieur, pour savoir si on doit leur appliquer l’article II de l’Arrêté du Comité d’Instruction publique, du 18 ventôse, an 3, portant que les Élèves qui se seront soustraits à l’examen, seront remplacés.