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premiers pas de l’élève : dans cette science tout l’intéresse ; et ceux qui ont étudié l’élève dans le premier développement de ses facultés, l’ont vu constamment se livrer avec ardeur à l’étude de l’histoire naturelle, et contracter presque toujours de la passion pour cette science.

Mais ce serait étrangement s’abuser, que de prétendre porter l’attention d’un jeune homme sur toutes les branches de cette science infinie. Il s’agit moins de lui enseigner l’histoire naturelle proprement dite, que de présenter à l’œil tout ce qui a un rapport direct avec les besoins de la société. Il n’est pas question de décrire toutes les plantes, d’expliquer tous les systêmes, de faire connaître tous les animaux ; il faut borner l’étude à ce qui a un rapport direct avec les arts, l’agriculture, le commerce ; par-tout sacrifier le curieux à l’utile, et ne voir, dans tout l’enseignement, que les applications à la société.

L’étude des mathématiques n’est pas moins utile que les précédentes. Cette science, peut être considérée comme une langue abrégée qui s’applique à tout, et nous présente des résultats rigoureux qui deviennent pour nous des axiomes de conduite