Page:Chaptal - Rapport et projet de loi sur l’Instruction Publique.djvu/74

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nesse vers la vertu ; de créer de bonnes mœurs par l’exemple et la pratique de tous les actes d’humanité, de justice, de reconnaissance, de respect, d’amour filial, de soumission aux lois : ce sont-là les élémens de la morale publique ; elle s’inspire plutôt qu’elle ne s’enseigne ; et nous croyons devoir confier ce soin important au directeur de l’école, qu’une réputation de vertu et de considération personnelle, doit seule élever à cette place. C’est pour cette raison que nous en confions le choix, non aux résultats d’un concours, mais à la sagesse du conseil d’arrondissement, qui seul peut juger la moralité de l’individu.

Mais l’enseignement des écoles communales ne produira l’effet qu’on doit en attendre, qu’autant qu’on y établira un bon systême d’organisation, et qu’on y graduera l’instruction de manière à l’élever, par degrés, des notions les plus simples jusqu’aux connaissances les plus difficiles : il faut que l’étude du jour prépare et dispose à celle du lendemain. Rien ne mérite une plus sérieuse attention de la part du Gouvernement ; et c’est par des réglemens sages, exécutés rigoureusement sous la surveillance du directeur de l’école, qu’il s’acquittera de ses de-