Page:Charnacé - Musique et Musiciens, vol2, 1874.djvu/237

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La langue était donc indifférente à Gluck, précisément parce qu’il né s’inquiétait que de la parole. Si la musique, dans cette tendance transcendante, avait pu pénétrer à travers la parole jusqu’à, l’organisme de la langue, celle-ci nécessairement eut dû se transformer complètement. Je suis obligé, pour ne pas interrompre ici la marche de mon exposition, de réserver ce sujet extrêmement important pour un examen approfondi qui trouvera sa place à l’endroit approprié de mon écrit ; qu’il suffise maintenant de faire remarquer particulièrement que ce qui importait à Gluck, c’est la parole vivante en général — quelle que fût la langue, — parce qu’il trouvait en elle seule une justification de la mélodie ; mais, depuis Rossini, cette parole avait été entièrement dévorée par la mélodie absolue ; sa charpente matérielle ne servit qu’à soutenir par les voyelles et les consonnes le ton musical. Meyerbeer, par son indifférence à l’esprit de la langue et par