Page:Charnacé - Musique et Musiciens, vol2, 1874.djvu/286

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genre. Maintenant pourquoi ne sont-ils pas parvenus à écarter ces obstacles ? N’étaient-ils pas tous deux en situation de le faire à tous les points de vue et comme personne ne le pourra aussi bien à l’avenir ? La force les a-t-elle donc abandonnés ? Il semblerait vraiment qu’ils n’aient pas eu d’énergie, puisqu’ils ont laissé les choses en l’état où ils les ont trouvées. Nous avons maintenant devant nous le célèbre orchestre de Berlin, d’où a disparu jusqu’à la dernière trace cette précision imprimée par Spontini. Et cependant c’étaient Meyerbeer et Mendelssohn ! Que feront donc alors leurs pâles successeurs ?


II



Il résulte de cette revue que nous venons de passer des survivants des anciens maîtres de chapelle, et de la nouvelle race de directeurs, qu’il n’y a pas grand’chose à attendre d’eux pour la réforme de l’orchestre. Par contre, l’initiative des perfectionnements heureux n’est jamais venue que des musiciens eux-mêmes, ce qui s’explique facilement par le développement considérable de la virtuosité technique. Les progrès que les virtuoses des divers