Page:Charnacé - Musique et Musiciens, vol2, 1874.djvu/285

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pris la place de nos anciens maîtres allemands, que parce que ceux-ci étaient descendus trop bas et devenus trop incapables de satisfaire aux exigences des temps et du style modernes.

On dirait qu’ils n’occupent cette position que pendant une période de transition, tant ils se préoccupent peu de l’idéal artistique allemand, qui attire cependant tout ce qui est élevé. Cet idéal leur est étranger dans sa nature la plus intime. Ils ne comptent que sur la publicité pour satisfaire aux exigences de la musique nouvelle. Meyerbeer, par exemple, payait de sa poche un flûtiste ? qui lui faisait une belle réputation à Paris. Comme il connaissait fort bien les conditions d’une bonne exécution, comme il était, en outre, riche et indépendant, il aurait pu être d’une utilité extraordinaire à l’orchestre de Berlin, lorsque le roi de Prusse le nomma directeur général de la musique.

Mendelssohn, appelé dans le même temps à Berlin, ne manquait ni de connaissances ni de qualités exceptionnelles. Tous deux, à la vérité, ont rencontré ces mêmes obstacles qui ont entravé jusqu’ici tout ce qu’on a voulu faire de bon dans ce