Page:Charnacé - Musique et Musiciens, vol2, 1874.djvu/311

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pant de la transformation du caractère pur de l’adagio à l’aide du rhythme mieux accusé et plus mouvementé de l’accompagnement, qui arrive par degrés à affirmer son indépendance, sans que pour cela la cantilène perde son ampleur caractéristique.

Nous avons à reconnaître ici l’image, maintenant arrêtée dans ses contours, de cet adagio qui, auparavant, tendait à un développement indéfini. Et, si d’abord, c’était une liberté illimitée dans la recherche de l’expression tonique qui fournissait le type, d’ailleurs indécis du mouvement, c’est maintenant la rhythmique précisée de l’accompagnement plus richement figuré qui conduit à la loi nouvelle d’un mouvement désormais fixé et bien déterminé, destiné à nous fournir, en atteignant le dernier terme de son développement, la mesure de l’allegro.

Si le ton soutenu est la base de toute exécution musicale, l’adagio est celle de toute détermination du rhythme. L’allegro peut, à un point de vue un peu abstrait, être considéré comme le terme extrême de la série obtenue en modifiant, à l’aide