Page:Charrière - Trois femmes, 1798.djvu/288

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tesse. Elle a voulu que j’entrasse chez elle pour recevoir ses doléances, et se faisant donner les deux enfans : Voyez, disoit-elle, comme celui-là tord la bouche, ce ne peut être mon fils ; mais l’autre crie ; quelle voix aigre ! mon fils ne crieroit pas comme cela. Je les ai portés à Josephine, qui leur a tendu des bras de mère. Mon Dieu ! m’a-t-elle dit, je crois qu’ils sont à moi tous deux. Ils seront baptisés l’un comme l’autre. Théobald, Alexandre, Henri ; né de… puis les noms des quatre Peres et Meres. Ma Mere veut les élever. Pour le reste, la chambre de Wezlar en fera ce qu’il lui plaira.

Ce 30, Janvier 1795.