Page:Charrière - Trois femmes, 1798.djvu/52

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peres. Il va nous donner de la tablature. Pourquoi s’aviser d’avoir un goût de son propre crû ! Ceci me tirera du repos dans lequel je végète doucement, depuis que j’ai perdu l’aimable sœur du grand Frédéric ; repos qui est la seule félicité à laquelle il faille prétendre en Westphalie et dans la société de M. le Baron d’Altendorf.

Cette sœur du grand Frédéric étoit, comme on le dévine aisément, la Marckgrave de Bareith, dont Mme. d’Altendorf avoit été la fille d’honneur ou plutôt l’élève. Elle se souvenoit d’avoir vu, étant enfant encore, Voltaire et d’autres beaux esprits à cette Cour où l’on parloit françois plus qu’allemand ; et elle y avoit pris, avec la connoissance de cette langue, celle des auteurs qui firent briller le plus sa