Page:Charrière - Trois femmes, 1798.djvu/79

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
71

On imagine ce qui se passa les jours suivans : nos visites, les empressemens de chacun, la reconnoissance de la Dame, et sa guérison, hâtée par tout ce que les soins les plus aimables ont de doux et de précieux.

Après cinq ou six jours, elle se trouva en état d’aller voir le pauvre postillon, dout elle paya généreusement l’hôte, la garde et le chirurgien. J’étois avec elle. En revenant, elle voulut entrer dans une petite maison attenante à celle qu’habitoit Émilie. D’un coup-d’œil elle vit comment on la pourroit rendre commode et agréable. Les murailles sont solides, dit elle, le toit est neuf : voilà une cloison qu’il faudra ôter ; là pourra se placer une cheminée. Elle demanda au propriétaire