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MÉMOIRES D’OUTRE-TOMBE

tesse de la vie de prince réduite à elle-même est désagréable à avaler ; pour en boire la dernière goutte, il faut avoir brûlé son palais et s’être enivré d’une foi ardente. — Hélas ! nouveau Symmaque, je pleure l’abandon des autels ; je lève les mains vers le Capitole ; j’invoque la majesté de Rome ! mais si le dieu était devenu de bois et que Rome ne se ranimât plus dans sa poussière ?