Page:Chateaubriand - Mémoires d’outre-tombe t6.djvu/27

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ont été pour moi ma seule consolation. Mettez mes hommages aux pieds du roi et offrez mes tendres amitiés à mon frère et à ma bonne sœur. Je vous demande de me rapporter partout où je serai les vœux de mes enfants et de ma famille. Renfermée dans les murs de Blaye, je trouve une consolation à avoir un interprète tel que monsieur le vicomte de Chateaubriand ; il peut à tout jamais compter sur mon attachement.

« Marie-Caroline. »
note.

« J’ai éprouvé une grande satisfaction de l’accord qui règne entre vous et M. le marquis de La Tour-Maubourg, y attachant un grand prix pour les intérêts de mon fils.

« Vous pouvez communiquer à madame la dauphine la lettre que je vous écris. Assurez ma sœur que, dès que je serai mise en liberté, je n’aurai rien de plus pressé que de lui envoyer tous les papiers relatifs aux affaires politiques. Tous mes vœux auraient été de me rendre à Prague aussitôt que je serai libre ; mais les souffrances de tout genre que j’ai éprouvées ont tellement détruit ma santé, que je serai obligée de m’arrêter quelque temps en Italie pour me remettre un peu et ne pas trop effrayer, par mon changement, mes pauvres enfants. Étudiez le caractère de mon fils, ses qualités, ses penchants, ses défauts même ; vous direz au roi, à madame la dauphine et à moi-même ce qu’il y a à corriger, à