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EXCELSIOR.


Au temps où le gazon s’orne de pâquerettes
Toujours s’entend ta voix,
D’une étoile as-tu donc les flammes joliettes
Pour l’éclairer en tapinois ?

Bien aimé visiteur ! avec toi je salue
La naissance des fleurs.
Et j’entends au bosquet la musique ingénue
Des oiseaux, ces tant doux chanteurs !

À travers bois faisant l’école buissonnière
L’écolier bien souvent
Tressaille en entendant ta note printanière.
Et cherche à répéter ton chant.

Mais au temps où le puis endosse la livrée
De ses blancs vêtements,
Tu fuis vers d’autres lieus, vers une autre contrée
Saluer un nouveau printemps.

Deux oiseau ! toujours vert est ton charmant bocage.
Ton ciel toujours serein.
Tu n’a pas de chagrin dans ton gentil parlage.
Aucun hiver sur ton chemin.

Si je pouvais voler, j’irais à tire d’aile
Avec toi tous les ans !
Dans l’univers entier voir la feuille nouvelle
qui veroie à chaque printemps.


LONGFELLOW (H. W.)


EXCELSIOR.



         De la nuit dru tombaient les ombres
         Quand un Jouvencel traversait
         Des Alpes les défilés sombres
Avec une bannière étrange qui portait :
                    Excelsior !

         Son front était plein de pensées.
         Et son œil lançait des éclairs ;
         C’étaient comme des voix passées
Ces étranges accents qu’il jetait dans les airs :
                    Excelsior !