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A. CHEVALLIER.


PIÈCES JUSTIFICATIVES.
I. — Notes relatives au café, extraite de rapports d’inspection.

La majeure partie des rapports d’inspection, dans leur partie relative aux boissons alimentaires, préfèrent la décoction de café comme boisson hygiénique.

Comme aliment il y a tendance à adopter l’infusion de café noir sucrée pour le premier repas du matin, de préférence à la soupe.

Cet usage généralisé serait une bonne mesure et enlèverait aux hommes l’idée de boire la goutte dès le matin, ce qui est excusable dans bien des régiments où l’on ne fait pas le café et où les hommes n’ont pour premier repas qu’un simple morceau de pain sec.

Le café serait le matin en campagne et en Afrique dans tous les corps ; on le fait faible, en sorte que la grande quantité que l’on obtient de cette infusion permet d’y tremper le pain de munition.

J’ai fait de longues étapes à pied, surtout en Afrique, et j’ai remarqué que l’excitation produite par cette boisson prédisposait à la gaieté, et faisait faire avec entrain la première moitié de l’étape, suivie, comme on le sait, de la halte où l’on fait le déjeuner. Après le déjeuner, une simple tasse de café rend encore une fois les jambes plus lestes.

Cet effet est également produit par l’eau-de-vie ; mais l’excitation alcoolique s’annihile au bout de demi heures de marche, alors on se sent plus lourd ; après avoir bien marché on soupire après l’étape, et le soir, j’en ai fait l’expérience et je l’ai observé sur d’autres, on est saisi d’un mouvement fébrile.

Le café en route et en campagne aura toujours l’avantage sur l’eau-de-vie, mais jamais, hygiéniquement parlant, sur le vin. Mais ce dernier est d’un transport et d’une conservation autrement difficiles.

Le café devrait être distribué le matin, en paix comme en guerre, à toutes les troupes.


II. — Pièces relatives au café, existant au Conseil de santé.
(Archive, section d’Hygiène, carton 4.)

1° Proposition (faite par M. le ministre) en date du 16 novembre 1812, de substituer le café au vin dans la place de Corfou.

2° Réponse du Conseil, contenant des réflexions sur les avantages et les inconvénients de cette substitution.

3° Le Conseil est consulté sur l’opportunité de distribuer du café à certains malades. (Lettre ministérielle du 10 octobre 1849.)

4° Réponse négative du Conseil, réserve faite des cas exceptionnels.

5° Circulaire (n° 2) du 19 janvier 1854, du ministre de l’agriculture