Page:Chevreul - De la baguette divinatoire, 1854.djvu/225

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analogie parfaite entre les phénomènes de la baguette et ceux du pendule ?

L’intention (105), qui est la pensée de ceux qui font mouvoir la baguette, n’est-elle pas encore plus près de la volonté que la pensée qui m’animait lorsque je me demandais si tel corps mettrait le pendule en mouvement, si tel corps l’arrêterait (page 155) ?

239.Si nous examinons les écrits du xviiie et du xixe siècle, dans lesquels on a énoncé une opinion bien différente de la nôtre, en attribuant le mouvement de la baguette à des effluves impondérables de nature magnétique ou électrique, on trouvera les faits conformes à ma manière de voir, et certainement on n’en trouvera aucun prouvant la réalité des effluves.

240.De l’aveu de Thouvenel (135) et de Fortis (143), les indications de la baguette sont souvent incertaines.

Suivant Bleton (135) et Vincent Anfossi, elle est inutile, parce qu’ils prétendent découvrir ce qu’ils cherchent, d’après une sensation indépendante de la baguette (144).

Et cependant plusieurs personnes qui croient à la baguette ont remarqué dans le sourcier un certain tour de main ou un mouvement d’épaule qui, évidemment, démontre l’influence de la pensée telle que je rai définie (135-138).

241.En résumé, comme les pères Lebrun, Malebranche, Ménestrier et les abbés de Rancé et Pirot, j’ai admis que la matière est sans effet sur la ba-