Page:Choderlos de Laclos - Les Liaisons dangereuses, 1869, Tome 1.djvu/185

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à qui je puisse me confier ; ne me refusez pas vos secours.

Adieu, Monsieur ; le seul soulagement que j’éprouve dans ma douleur, est de songer qu’il me reste un ami tel que vous. Faites-moi savoir je vous prie, à quelle heure je pourrai vous trouver. Si ce n’est pas ce matin, je désirerais que ce fût de bonne heure dans l’après-midi.

De … ce 8 septembre 17…



Lettre LXI

De Cécile Volanges à Sophie Carnay

Ma chère Sophie, plains ta Cécile, ta pauvre Cécile ; elle est bien malheureuse ! Maman sait tout. Je ne conçois pas comment elle a pu se douter de quelque chose, & pourtant elle a tout découvert. Hier au soir, Mme de Merteuil avait soupé ici avec quelques autres personnes ; Maman me parut bien avoir un peu d’humeur : mais je n’y fis pas grande attention ; & même en attendant que sa partie fût finie, je causai très gaiement avec Mme de Merteuil, & nous parlâmes beaucoup de Danceny. Je ne crois pourtant pas qu’on ait pu nous entendre. Quand elle s’en alla, je me retirai dans mon appartement.

Je me déshabillais, quand Maman entra & fit sortir ma femme de chambre ; elle me demanda la clef de