Page:Choderlos de Laclos - Les Liaisons dangereuses, 1869, Tome 1.djvu/228

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



J’ai d’ailleurs à m’en plaindre. Le chevalier de Belleroche la trouve plus jolie que je ne voudrais ; & par beaucoup de raisons, je serai bien aise d’avoir un prétexte pour rompre avec elle : or, il n’en est pas de plus commode que d’avoir à dire : On ne peut plus voir cette femme-là.

Adieu, Vicomte ; songez que placé où vous êtes, le temps est précieux : je vais employer le mien à m’occuper du bonheur de Prévan.

Paris, ce 15 septembre 17…



Lettre LXXV

De Cécile Volanges à Sophie Carnay

Nota. Dans cette lettre, Cécile Volanges rend compte dans le plus grand détail de tout ce qui est relatif à elle dans les événemens que le lecteur a vus à la fin de la première partie. On a cru devoir supprimer cette répétition. Elle parle enfin du Vicomte de Valmont, & elle s’exprime ainsi.

… Je t’assure que c’est un homme bien extraordinaire. Maman en dit beaucoup de mal ; mais le chevalier Danceny en dit beaucoup de bien, & je crois que c’est lui qui a raison. Je n’ai jamais vu d’homme aussi adroit. Quand il m’a rendu la lettre de Danceny, c’était au milieu de tout le monde, & personne n’en a rien vu ; il est vrai que j’ai eu bien peur, parce que je n’étais