Page:Clément - La Revanche des communeux.djvu/20

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dangers et tant de misères partagés ensemble, qu’après avoir eu les preuves de toutes les conspirations tramées contre nous, des trahisons dont nous avons été les victimes, je me prends quelque-fois à regretter les emportements que j’ai eus contre quelques-uns de mes collègues.

Cet aveu paraîtra peut-être un peu platonique à ceux qui pensent qu’il ne faut ni ménager les hommes, ni atténuer les fautes, dans l’intérêt même de l’avenir ou de la Revanche, comme l’on voudra. Je suis de cet avis. Mais, je le répète, tout en me réservant le droit d’apprécier tel ou tel acte, tel ou tel décret, je n’entends à aucun prix accuser ou attaquer des hommes avec lesquels j’ai combattu.

Le mieux que je puisse faire, c’est d’accepter avec eux toutes les responsabilités.


VI
MON BUT


Comme on ne saurait prendre trop de précautions pour éviter autant que possible les critiques des pointilleux et les insinuations des mauvaises langues, et que c’est moins pour moi que je les redoute que pour la cause que je défends, je tiens à m’excuser de l’emploi du je et du moi que je serai bien obligé de faire au cours de cet ouvrage.

Je n’ai nullement l’intention de me mettre en scène pour attirer l’attention des lecteurs. Entièrement dévoué aux principes de la Révolution