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Page:Claudel - Le Pain dur, 1918.djvu/125

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LOUIS, à SICHEL. — C’est une belle dot, Mademoiselle, que mon père vous laisse.

SICHEL. — Vous avez reçu votre part.

LOUIS. — Ma part, rien de plus juste. Ces 20.000 francs providentiels et toute l’Afrique pour moi !

SICHEL. — Et votre fiancée.

LOUIS. — Et ma fiancée par-dessus le marché. C’est vrai, tonnerre ! Je n’y pensais pas. Il y a de beaux jours pour nous.

Et maintenant, aux affaires sérieuses ! Est-ce que votre père est réveillé ?

SICHEL. — Je ne sais. Je crois qu’il a passé une mauvaise nuit.

LOUIS. — Pas réveillé ?

Il faut qu’il se réveille. Tout le monde sur le pont ! J’ai besoin de lui dans une heure. Et portez-lui ces lettres de faire-part. Dites-lui qu’il s’amuse à écrire les adresses en attendant. Voici la liste. Compris ?

(Il lui donne les papiers).
(Elle sort).