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Page:Claudel - Le Pain dur, 1918.djvu/23

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LUMÎR. — Je sais qu’il a touché de l’argent de votre père.

SICHEL. — Oui, vous savez cela ? C’est vrai, il a touché vingt mille francs.

LUMÎR. — Pour la propriété de l’Arbre-Dormant.

SICHEL. — L’antique manoir des Coûfontaine !

Un joli marché que fait mon père ! Quelques pans de murs en ruine et des champs de sable ! plus, un moulin.

LUMÎR. — Mais c’est là que l’embranchement de Rheims va s’accrocher.

SICHEL. — Vous êtes bien renseignée.

LUMÎR. — J’aurai donc ces vingt mille francs.

SICHEL. — C’est vingt mille francs maintenant qu’il vous faut ?

LUMÎR. — Dix mille francs que j’ai prêtés.

Et dix mille qui sont nécessaires à Louis pour l’échéance.

SICHEL. — Cela peut le tirer d’affaire ?