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Page:Claudel - Le Pain dur, 1918.djvu/47

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En lui donnant quelques indications bienveillantes.

TURELURE. — Comme vous dites. Eh bien ! notre politique a changé. La Pologne ne nous intéresse pas. Ces gens-là ne sont que des émeutiers.

LUMÎR. — Comme les héros des Trois Glorieuses !

TURELURE. — Honneur à ces défenseurs de la Constitution !

LUMÎR. — Vous respectez les lois ?

TURELURE. — Chacun son rôle. Le mien est de les faire.

LUMÎR. — C’est bien. Il ne me reste donc plus qu’à partir.

TURELURE. — Où cela ?

LUMÎR. — Là-bas. Il faut que je rende mes comptes, pour mon frère et pour moi.

TURELURE. — Vous laissez ainsi votre fiancé ?

LUMÎR. — Il n’est pas mon fiancé tant que ça. Je me dois d’abord à d’autres.

TURELURE. — C’est vous qui allez déli-