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vrer la Pologne, n’est-ce pas ?
LUMÎR. — Oui.
TURELURE. — Le Czar n’a plus qu’à retenir une petite villa sur les bords du lac de Genève, quelque pension « mit frühstuck ». Voilà Mademoiselle qui se met en marche comme une armée.
LUMÎR. — Le jour est venu.
TURELURE. — C’est elle qui va venir à bout de trois Empires avec ses grands yeux bleus et ses petites mains dans son manchon en imitation de lapin.
(Elle le regarde).
Pourquoi me regardez-vous ainsi avec ces yeux qui n’expriment rien et qui sont parfaitement incapables de comprendre quoi que ce soit ? On ne sait jamais ce que vous pensez.
LUMÎR. — Rendez-moi cet argent.
TURELURE. — Non !
LUMÎR. — Croyez-vous que je n’aie pas assez d’ennemis sans vous ?
TURELURE. — Je ne suis pas votre ennemi.