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Page:Claudel - Le Pain dur, 1918.djvu/67

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SICHEL. — Je dis que si tu meurs…

TURELURE. — Non, je ne mourrai pas.

SICHEL. — Tu laisseras une riche héritière.

TURELURE. — Il ne peut pas l’épouser. Le Code le lui défend.

SICHEL. — Bah !

TURELURE. — Je n’aime pas les conjectures qui ont ma disparition pour point de départ.

SICHEL. — Je suis sûr que vous n’avez pris aucunes dispositions.

TURELURE. — J’ai bien le temps d’y songer.

SICHEL. — Tout revient en ce cas à votre fils.

TURELURE. — Non, ça serait trop bête !

SICHEL. — Ou bien alors vous laissez tout à votre épouse, dernière survivante.

TURELURE. — J’aurai un enfant d’elle.

SICHEL. — Peut-être.

TURELURE. — J’en aurai trois. J’ai lu cela dans ses yeux.

SICHEL. — Oui dà !